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dimanche 16 octobre 2011


Merci M. Myard et bon courage !

Guillaume Macaire : Sans détours


Je ne sais pas si le député Jacques Myard pourra infléchir ses pairs lors du débat public pour "corriger cette ineptie" pour reprendre ses dires dans l'édition d'hier de Paris Turf à propos de l'adoption de l'amendement UMP visant à supprimer l'abattement applicable aux plus values lors de ventes de chevaux de course et de sport. Ineptie ? Pas pour tout le monde, car chacun voit midi à sa porte. Si d'aventure d'autres députés, moins au fait de la question que le mairede Maisons-Laffitte venaient à lire ces lignes, sachez Messieurs que si un propriétaire se résoud à vendre un cheval (un bon cheval, car il n'y a pas d'offre pour les mauvais), c'est bien parce qu'il faut faire bouillir la marmite, et équilibrer les comptes si on ne veut pas que tout s'arrête faute de "carburant". Pour le propriétaire qui a enfin "touché" un vrai bon cheval après des années de vaches maigres, un poulain exceptionnel, celui qui représente un vrai intérêt sportif, et que s'il s'en défait, et non sans regret, ce n'est pas par cupidité pais par obligation, pour boucher le trou creusé au fil des mois, quand l'espoir faisait vivre, espoir pourtant enfin récompensé, et qu'il faut pourtant si vite transformer en espèces sonnantes et trébuchantes, s'il veut continuer à nourir sa passion, au propre comme au figuré. Cette réflexion est encore plus vraie s'il en est l'éleveur. Si l'apport financier qu'offre la vente ne compense plus assez le départ de celui qui était le moteur du rêve et de l'espoir, à quoi bon vendre ? Encore une fois, Messieurs les Députés, même s'il vous faut prendre l'argent au soi disant riche, n'oubliez pas qu'en affaiblissant encore davantage les ressources de ceux qui par passion chevillée au corps continuent d'entretenir des chevaux de courses, vous finirez un jour par les désintéresser. Même si le coeur a ses raisons que la raison ignore, le raisonnement devient alors irraisonnable... Et de grâce, ne venez pas me dire que quand le système sera en vrai péril, vous pourrez l'aider à coup de subventions issues de taxes infligées à d'autres confréries encore ponctionnables.