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juin 2010


Affaire Belphegor : un député soutient la comparaison de l'avocate guérandaise



C'est la polémique du mois qui a été reprise par tous les médias nationaux : une jeune femme entièrement voilée a déposé plainte après avoir été traitée de "Belphégor" par une avocate guérandaise. Certains médias ont parlé d'une avocate bauloise (pour certains le raccourci était facile...) mais après enquête, il s'agit bien d'une avocate guérandaise. Alors, est-ce une insulte de traiter de Belphégor une avocate voilée ? Ce sujet sensible et pltiquement incorrect ne fait pas peur au député UMP des Yvelines Jacques Myard, qui s'est expliqué le 19 mai dernier sur Kernews à propos de cette affaire : " Il ne s'agit pas d'une insulte, mais d'un état de fait. Effectivement cette personne qui se promène dans l'espace public avec un voile intégral ressemble bien évidemment à Belphégor qui avait illustré ce fantôme, ce spectre du Louvre. J'emploie à dessein le mot spectre, parce que le spectre n'a pas d'identité, ce n'est pas une personne humaine. Nos compatriotes assimilent ces gens à un non être, à quelqu'un qui n'a pas de personnalité. Donc, lorsque nous appelons de nos voeux l'interdiction totale du voile sur le territoire national, nous voulons éviter que les choses dérapent. Même s'il y a quelques incidents, je préfère encore quelques incidents à demain une incompréhension totale entre divers citoyens français, avec les affrontements que cela peut susciter. Donc, cette avocate guérandaise, en ayant traité cette personne de Belphégor, c'est à dire de spectre, n'a fait que constater un état de fait qui est que cette personne est méconnaissable : elle ne peut plus être reconnue comme étant un être humain, mais comme quelque chose qui déambule sur le territoire national en n'ayant plus d'identité. Donc ce n'est pas une insulte, mais malheureusement la reconnaissance d'un état de fait". Alors qu'un député de la majorité vient de reconnaître officiellement à la radio que cette appellation était fondée et de caractère non diffamatoire, il paraît difficile de justifier la moindre poursute contre de tels propos...