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juin 2003
Sécurité : pour une approche globale
Jacques Myard,
député UMP
Ces dernières années, l’insécurité en raison du laxisme du gouvernement socialiste, a fortement augmenté, le mot répression apparaissant pour les Socialistes comme une sorte d’abomination à écarter par principe. De nombreux citoyens se révoltaient face à cette attitude, « Que fait la Police ?!!… » cette interrogation revenait de façon lancinante dans la conversation de chacun.
Le gouvernement de Jean-Pierre RAFFARIN, et notamment son Ministre de l’Intérieur Nicolas SARKOZY, ont pris heureusement la question de la sécurité à bras le corps en faisant voter une loi de programmation pour donner aux forces de police les moyens nécessaires. Il a été décidé que le Ministre de l’Intérieur détienne désormais l’autorité opérationnelle sur toutes les forces de sécurité, gendarmerie comprise.
Mais, ne nous trompons pas, la sécurité des personnes et des biens n’est pas simplement une question de police, loin s’en faut. C’est aussi une question de justice, afin que les tribunaux aient les moyens de répondre à la montée des délits et des crimes avec fermeté. Il faut savoir en effet que, trop souvent, les tribunaux correctionnels eux-mêmes ne sont capables de juger que 30 à 40 % des délits des crimes dont ils sont saisis, compte tenu de leur manque de moyens qui entraîne trop souvent des classements sans suite.
Pour remédier à cette situation, le gouvernement a fait voter une loi de programmation qui prévoit de donner des moyens accrus aux services de Police et de la Justice pour qu’ils remplissent leurs missions. De surcroît la création de juges de proximité, chargés de résoudre les petits conflits, est de nature à alléger la charge de travail du Tribunal de Grande Instance.
Mais pour lutter contre l’insécurité, il faut aller encore plus loin. La croissance des délits et des crimes auxquels nous assistons depuis plusieurs années, résulte avant toute chose du laxisme qui s’est instauré depuis des décennies dans l’esprit des jeunes dès la maternelle, et dans nos écoles, où l’idéologie soixante-huitarde du « tout est permis » et « il est interdit d’interdire », est venu saper l’autorité des maîtres.
Le seul moyen de rétablir la sécurité dans nos villes et dans la société française, c’est d’abord de réapprendre, au besoin par la contrainte, des notions aussi simples que la différence entre le bien et le mal, que l’enfant doit respecter l’adulte, que l’élève doit respecter ses maîtres, et que tout manquement à ses règles fondamentales sera inéluctablement sanctionné.
La sécurité, c’est un long ré-apprentissage des valeurs du travail, de la responsabilité et du mérite individuels. La police et la justice n’intervenant alors que dans les cas extrêmes, point de salut n’existe en dehors du ré-apprentissage des valeurs fondamentales dès le plus jeune âge grâce à l’instruction civique des Hussards de la République !
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