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Paris, le 6 février 2009 Déclaration du Président de la République / taxe professionnelle et plan de relance !Le Président de la République a raison d’affirmer que la relance économique doit se faire par l’investissement. Une prime à la consommation constituerait en effet un « fusil à un coup » qui n’a pas les mêmes effets multiplicateurs que le maintien des emplois dans les entreprises grâce à l’accroissement des investissements. Il a par ailleurs raison d’indiquer, comme cela était la règle au début de la 5ème république, que le profit des entreprises doit être réparti en trois éléments : 1/3 pour l’investissement, 1/3 pour les salaires et 1/3 pour les actionnaires. C’est là la base d’un pacte social dont on ne doit pas se départir. En revanche, la suppression de la taxe professionnelle, vieux serpent de mer, n’est pas la réponse aux difficultés des entreprises françaises et n’est en rien la cause des délocalisations. Ces causes sont multiples et doivent d’abord être recherchées dans les disparités monétaires et les coûts qui induisent des disparités énormes en matière de coût du travail. Lorsque Monsieur Ghosn explique qu’une voiture coûte 1500 euros de moins quand elle est fabriquée dans les pays de l’est, ce n’est pas la faute de la taxe professionnelle mais du fait que ces pays n’appartiennent pas à la zone euro et ont un avantage comparatif de change qui est de l’ordre de un à dix en faveur de ces pays et au détriment de la France. De plus, il n’est pas illégitime que les entreprises contribuent aux finances des collectivités locales. Celles-ci font des efforts considérables pour les accueillir dans les meilleures conditions possibles. En supprimant la taxe professionnelle, sans la remplacer par une contribution des entreprises aux collectivités, on risque d’inciter les collectivités territoriales à refuser d’accueillir des entreprises. La question de la TP est grandement un faux débat !
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