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Paris, le 20 mai 2011 Le cas Dominique Strauss-Kahn et le système judiciaire américainTous les Français ont pris connaissance des conditions dans lesquelles Dominique STRAUSS-KAHN, après avoir été inculpé par un Grand Jury pour tentative de viol, a obtenu sa libération conditionnelle grâce à une caution d’un million de dollars, garantis à hauteur de 5 millions de dollars par une compagnie d’assurances, plus une assignation à résidence par bracelet électronique et gardiennage permanent à ses frais, pour lequel certains médias avancent un coût de 200 000 dollars par mois… S’ajoutent à cela les honoraires des avocats les plus prestigieux et les plus chers des Etats-Unis, ainsi que les frais des dizaines d’enquêteurs privés chargés de rassembler les éléments à décharge ou les arguments susceptibles de faire revenir la plaignante sur ses déclarations. Quelle que soit l’issue de cette affaire, l’addition sera salée pour l’ancien ministre des Finances. Certaines bonnes consciences ont critiqué le traitement qui a été réservé au présumé innocent menotté comme un vulgaire délinquant. Mais c’est oublier qu’un inculpé contre qui pèsent de telles charges ne peut échapper à la prison qu’au prix d’une défense de plusieurs millions de dollars qu’un citoyen sans fortune ne peut s’offrir. Cette affaire doit être une leçon pour tous ceux qui souhaitent faire évoluer la procédure pénale française vers un système accusatoire tel qu’il est en vigueur aux Etats-Unis, qui donne une place prépondérante aux avocats, aux investigations privées, et à l’argent ! Même s’il y a eu des « ratés », de grâce gardons le juge d’instruction qui instruit à charge et à décharge, indépendamment de la fortune de chacun. |
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