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Paris, le 22 juin 2009 Discours du Président de la République devant le Congrès : oui mais !Jacques Myard a assisté avec intérêt au discours du Président de la République devant les parlementaires réunis en Congrès à Versailles. Il rappelle que s’il a voté contre la réforme constitutionnelle, la possibilité pour le Président de la République de s’adresser directement aux Assemblées ne faisait pas partie des raisons de son opposition, même s’il souhaite que la fonction du Premier ministre ne soit pas pour autant minorée. Il estime que le Président de la République a trouvé le juste ton pour s’adresser aux parlementaires. Nombre de points évoqués s’inscrivent totalement dans la conception gaulliste de l’Etat, à laquelle Jacques Myard est très attaché. La réaffirmation que l’égalité ne saurait être confondue avec l’égalitarisme et que la promotion sociale par le mérite doit être rétablie sans faire de communautarisme est fondamentale. Il approuve sans réserve – et pour cause – la condamnation de la burqa sur le territoire national, qui est une déshumanisation totale de la femme, incompatible avec les valeurs de la République. Il salue plus particulièrement l’affirmation selon laquelle le pacte social ne peut être fondé sur un capitalisme débridé qui aurait pour seul objectif la recherche du profit au mépris des hommes. Le choix de continuer à privilégier l’investissement pour relancer la machine économique est effectivement incontournable. Il soutient fortement l’idée que notre régime de sécurité sociale ne peut plus être exclusivement financé par la taxation du travail et de la production, ce qui implique obligatoirement la mise en place d’une sorte de TVA sociale prélevée également sur les importations. Il reste que pour mettre en œuvre cette politique dont il approuve les objectifs généraux, il faudra changer les règles macroéconomiques européennes, et il n’est pas certain aujourd’hui que nos partenaires seront sur cette ligne, puisqu’ils s’opposent notamment à toute politique industrielle. Entre le bon sens, la nécessité de cette nouvelle politique économique, et les eurobéatitudes, il faudra choisir : une remise à plat de la construction européenne est inévitable. |
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