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Paris, le 28 juillet 2010 Gens du voyage : l’aveuglement du politiquement correctLa question des gens du voyage s’inscrit dans les thèmes lancinants du politiquement correct décalé par rapport aux réalités. La question ne se limite pas aux comportements de délinquance de certaines personnes appartenant à la communauté des gens du voyage, même si nombre d’actes très graves de banditisme leur sont imputables : vols à main armée, vol de câbles sur les lignes TGV, voitures béliers contre les bijouteries ; ces faits sont malheureusement avérés. En contrepoids, on ne saurait oublier les actes de résistance des gens du voyage pendant la guerre. La question fondamentale qui est posée est celle de leur intégration dans une société urbanisée et sédentarisée. Pendant des décennies, la IVè et la Vè République ont pratiqué une politique d’insertion sociale et de sédentarisation. Cette politique a été abandonnée par la loi Besson en 1990 par le vote d’un amendement qui a institué un « droit au voyage permanent » au débit des collectivités territoriales, tenues de créer sur fonds publics des aires d’accueil, sans que l’on ne mesure les conséquences sociales de sa portée. Ce qui pouvait être acceptable pour quelques caravanes devient vite insupportable lorsque l’on doit en accueillir plusieurs centaines. Dans le même temps, les enfants des gens du voyage ne sont scolarisés que de manière intermittente et imparfaite. Pour parler clair, cette politique favorise « l’exclusion » des gens du voyage avec toutes les dérives que cela peut entrainer. La raison commande de renouer avec une politique volontariste d’intégration et de sédentarisation, que cela plaise ou non aux tenants du règne des droits individuels. Nous ne sommes plus dans les steppes d’Asie centrale, territoire de prédilection des caravanes. |
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