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Communiqué de presse
de Jacques Myard
Député UMP, président du Cercle Nation et République

Paris, le 21 novembre 2010

Irlande : reculer pour mieux « sauter »

L’aide de près de 100 milliards d’euros du Fonds Européen de Stabilité Financière (FESF) annoncée à l’Irlande s’inscrit dans la logique même de l’évolution programmée et inéluctable d’une monnaie unique plaquée artificiellement sur des économies nationales divergentes ; la zone euro devient une union de transfert, les Etats puissants payant pour les maillons faibles.

Néanmoins cette logique imparable va rapidement trouver ses limites, car les besoins sont immenses et ne se limitent pas à l’Irlande, le Portugal et l’Espagne vont suivre et les moyens du FESF sont limités.

De surcroît cette aide ne traite que les effets de la crise mais pas les causes qui est l’euro inadapté à la gestion d’économies divergentes et disparates.

Certes les Etats de la zone pourraient donner une chance de survie à la monnaie unique en monétisant la dette, mais l’idéologie dictatoriale des Allemands les en empêche !

Alors il est évident que cette aide ne sera qu’une bouffée d’air dans le garrot de la monnaie unique pour l’économie irlandaise ; toutes les coupes sombres dans les dépenses ne feront de surcroît qu’aggraver la récession.

Tout se déroule comme à la parade. La sortie de l’euro des maillons faibles est inéluctable, sauf à poursuivre les « transfusions sanguines » ad vitam. Mais « l’Allemagne paiera-t-elle » ? C’est tout le dilemme.