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Communiqué de presse
de Jacques Myard
Député UMP, président du Cercle Nation et République

Paris, le 7 mai 2010

Crise grecque, crise de l’euro, monétiser la dette des Etats, vite !

A l’évidence, le processus de la crise grecque et donc de la crise de l’euro s’accélère, et il apparaît de plus en plus certain que l’Espagne, le Portugal, et l’Italie vont être touchés de plein fouet.

Face à ce processus quasi inéluctable, on assiste à des déclarations stupéfiantes des dirigeants européens qui accusent les marchés de spéculation. Comment peut-on accuser les agences de notation et les marchés de douter de la crédibilité financière de l’Espagne et de la Grèce compte tenu de leur endettement et de leur perte de compétitivité dans le système de la monnaie unique ? Les agences de notation et les marchés sont dans leur rôle !

Il faut être logique et responsable, car l’alternative est simple :

- nationaliser les banques et les mettre aux ordres des Etats ce qui est irréalisable à court terme et évidemment contraire à la logique de l’économie de marché

- monétiser les dettes étatiques via les banques centrales, ces dernières prenant en pension les bons du trésor. Mieux encore, les banques centrales peuvent procéder à des avances aux Etats comme cela se faisait dans le passé, ce qui crée peut-être de la monnaie et de l’inflation, mais permettra aux Etats de retrouver les liquidités qui leur font aujourd’hui cruellement défaut.

Il est dans ces conditions stupéfiant que le Conseil des Gouverneurs de la Banque centrale européenne écarte d’un revers de la main cette solution au motif qu’elle est contraire aux dogmes dont il est pétrifié !

Il est urgent, pour éviter un écroulement du système que les chefs d’Etats reprennent les choses en main et mettent un terme à l’indépendance obsolète de la Banque centrale européenne, n’en déplaise à l’Allemagne !