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Communiqué de presse
de Jacques Myard Député UMP, président du Cercle Nation et République |
Paris, le 26 mars 2010
Euro : reculer pour mieux sauter !
L’accord, qualifié d’ « a minima » des Etats de l’Union Européenne pour venir en aide à la Grèce dans un montage financier, aides du FMI, prêts des Etats de l’Union Européenne à hauteur d’une vingtaine de milliards d’euros, va sans doute permettre à certains de dire « ouf ».
En réalité, cet accord permettra sans doute de faire face à une nouvelle crise de défiance des marchés à l’égard de la Grèce, en mobilisant éventuellement de l’argent prêté par le FMI et les Etats Européens en substitut des défaillances du marché.
Cela étant, ce sera en fait, reculer pour mieux sauter car la mobilisation des prêts d’Etats et du FMI, va concerner des déficits budgétaires et la dette publique de la Grèce, alors que le problème grec est la perte de compétitivité de près de 40% de l’économie grecque vis-à-vis de la France, de l’Allemagne et du reste du Monde.
Les critiques allemandes, à l’égard de la Grèce sur le respect de l’orthodoxie budgétaire et financière, ne sont pas pertinentes.
En effet, la Grèce doit faire face à un déficit structurel, donc permanent de son économie. La mobilisation des prêts d’Etat et du FMI n’y apportera qu’une réponse passagère !
L’économie grecque n’est plus capable de marcher à la même vitesse que les autres économies de la zone Euro.
La question grecque demeure tant qu’elle ne pourra pas adapter, en sortant de l’euro, les taux de change de sa monnaie. |
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