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Communiqué de presse
de Jacques Myard Député UMP, président du Cercle Nation et République |
Paris, le 19 mars 2010
L'eurogrenade
Ca « barde » dans les chancelleries sur les vraies raisons des malheurs de la Grèce !
Pour la mère fouettarde, ces vendeurs d'olives sont fidèles à leur image de jean-foutres prodigues et fainéants et leur déséquilibre budgétaire n'en est que la conséquence ; en un mot ils n'ont que ce qu'ils méritent : l'Allemagne ne paiera pas !
Pour les autres, c'est l'Allemagne qui serrant sa discipline, privilégie les exportations et vit sur son tas d'or, avec pour seule devise l 'auri sacra fames alors que les gueux affamés rôdent à sa porte.
Une fois de plus, tous ces braves analystes, voire gouvernements sont aveugles ! « Dieu se rit des hommes qui se plaignent des conséquences alors qu'ils chérissent les causes » avertit Bossuet.
Inutile d'accuser les Grecs d'impéritie et d'avoir joué les cigales !
Grotesque de dire que l'Allemagne ne consomme pas – c'est un pays en déclin démographique qui ne consommera plus mais qui ne peut vivre que par la force de frappe exportatrice -.
La vérité est structurelle, une monnaie unique ne peut pas survivre avec des économies divergentes
Le différentiel de productivité entre les économies nationales joue comme un levier d'écartèlement, sauf à transformer l'union monétaire en union de transfert comme cela a toujours été : la Tchécoslovaquie a explosé car la Tchéquie transférait 35% de son PIB à la Slovaquie pour la maintenir à flot, jusqu'au jour où la Tchéquie en eut assez.
L'euro fonctionne comme une véritable grenade à retardement ; et c'est bien l'euro qui fera exploser le rève irréaliste d'une Europe intégrée par la monnaie unique.
Le drame est que tous les dirigeants européens ne veulent pas reconnaître leur bévue collective sur les prétendus bienfaits de cette machine infernale.
Peu importe, la réalité les mettra au pas !
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