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Communiqué de presse
de Jacques Myard Député UMP, président du Cercle Nation et République |
Paris, le 28 mai 2008
Équilibre budgétaire: carton rouge à la Commission!
La limite du déficit public fixé à 3% du PIB que la France devrait frôler en 2008 pousse la Commission à adresser une recommandation de politique économique. Comment faire, dès lors, pour revenir dans les clous?
L'appel sentencieux de la Commission européenne adressé à la France à « mettre en oeuvre » la réduction de son déficit public et à poursuivre ses réformes structurelles impose désormais de faire le choix d'un redéploiement drastique des deniers publics. Mais l'avertissement de la Commission ne manque pas de sel!
La contribution française au budget de l'Union européenne absorbe près de 6,5% des recettes fiscales nationales. Alors que la progression des dépenses de l'État n'a été que de 0,7% dans le projet de loi de finances entre 2006 et 2007, la contribution française au budget européen a augmenté de 27,8% entre 2002 et 2006 et de 5,1% entre 2006 et 2007.
La contribution française est de 18,4 milliards d'euros en 2008 contre 16,8 milliards en 2007, cette somme va sans cesse augmenter dans les années qui viennent.
Dès lors, la solution est simple!
La France doit cesser de financer un budget européen dispendieux qui saupoudre notre argent dans des programmes parfaitement contestables.
En renationalisant les dépenses communautaires, la France fera dès 2008 au moins 4 milliards d'euros d'économies avec une efficacité de dépense identique.
Dès 2010, la contribution nette de la France au budget de l'UE sera de l'ordre de 10 milliards!
Il n'y a aucune hésitation à avoir.
La solution d'un retour à l'orthodoxie budgétaire passe donc par la remise en cause du budget de l'Union européenne.
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