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Communiqué de presse
de Jacques Myard Député UMP, président du Cercle Nation et République |
Paris, le 5 août 2009
Banquiers : les affaires comme d’Hab !
L’annonce par les médias selon laquelle une grande banque française, la BNP a, à nouveau, provisionné ses comptes à hauteur de 1 milliard d’euros pour rémunérer ses courtiers en bourses, n’est malheureusement en rien étonnante !
La première réaction est de se dire que ces banquiers n’ont rien compris en se remémorant le fameux dicton allemand : « ils sont nés bêtes et n’ont rien appris depuis ! »
Cette réaction de colère et d’ordre moral, est certes légitime mais elle est grandement coupée des réalités car ces pratiques n’ont rien à voir avec la morale, elles sont liées au système financier international.
S’il est légitime de rémunérer à leurs justes valeurs les employés qui font gagner de l’argent à leur entreprise, mais en l’occurrence peut-on encore parler d’entreprise – terme de l’économie réelle- lorsqu’il s’agit d’opérations spéculatives ?
Le système financier international n’est pas l’économie réelle, il est devenu le domaine du non droit où règne en maître la spéculation tous azimuts. Le gouvernement français est déterminé à modifier cette situation mais il n’est guère suivi par ses partenaires européens et notamment à Londres et à Luxembourg. Quant aux Etats-Unis, Monsieur Obama a visiblement du mal à passer du discours à la pratique pour instaurer des règles de supervision du système bancaire. Tout cela n’augure rien de bon et de positif au prochain sommet du G20 à Pittsburgh !
Dans ces conditions, certains bons esprits prétendront qu’il ne faut rien faire et laisser nos banques continuer leurs petites affaires comme avant la crise afin qu’elles demeurent compétitives et puissent faire la course en tête !
Rien n’est plus faux, nous devons agir même unilatéralement afin de ramener la rationalité dans ce système pervers.
Il y a des risques :
- Se fâcher avec Bruxelles , Pétri de pusillanimité ? Peu importe, en tout état de cause, le système communautaire devra être remis à plat tôt ou tard.
- Un autre risque est celui de la fuite à l’étranger des opérations déclarées illicites en France, ce risque existe, mais la parade doit être pénale.
Toute opération illégale en France, opérée à l’étranger de manière directe ou indirecte par des banques placées sous juridiction française doit être sévèrement et pénalement réprimée en la personne des responsables et des établissements bancaires.
Ceux qui prétendent que ces sanctions seraient inopérantes se trompent, car tôt ou tard elles seront connues des autorités qui assurent la surveillance du système financier.
Jacques Myard saisit Mme Lagarde, Ministre de l’économie et des finances, de cette question, afin que la France prenne toutes les mesures nécessaires pour mettre un terme à des pratiques qui décrédibilisent totalement le système de la libre entreprise.
A défaut d’agir en ce sens, on donne du poids à ceux qui demandent que le système bancaire soit nationalisé ! |
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