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Paris, le 10 novembre 2011 Zone euro : l'acharnement thérapeutiqueImaginons la scène : en 1980, un observateur avisé entre au Kremlin dans le bureau de Brejnev et lui dit : « Tavaritch, Leonid Ilitch, tu es fichu, le régime est fichu, tu dois regarder la réalité en face. » C'est là une constante de l'Histoire : les idéologues ont toujours la même logique ; par esprit de système, les réalités doivent se plier à leur idéologie, fût-ce au prix de faire périr le monde ! Il y va de même pour l'euro. Ses thuriféraires ne veulent pas reconnaître leur erreur, celle d'une utopie visant à imposer une monnaie unique à des économies divergentes, et qui devait créer des millions d'emplois et assurer la croissance ! Alors que la crise italienne après la crise grecque s'accélère et va provoquer un choc systémique inévitable, ses partisans, obstinés dans leur credo, nient les évidences et mettent en oeuvre plan de rigueurs sur plan de rigueurs qui conduisent inéluctablement à la récession avec son cortège de souffrances. Face à ce déni de réalité, le plan B s'impose et s'imposera chaque jour davantage. Il y a urgence. Gouverner, c'est prévoir : J. Myard demande au Gouvernement de préparer l'après euro, et de transformer cette monnaie unique en monnaie commune ; l'euro doit devenir une monnaie de référence tout en permettant à tous les Etats de retrouver leur compétitivité perdue. C'est la seule solution ; à défaut, l'euro, facteur d'une discorde grandissante entre les Etats, va casser la nécessaire coopération et le rêve européens. |
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