L’indemnité perçue par les parlementaires

Sur le plan politique

L’idemnité des parlementaires a été instituée pour permettre aux citoyens sans fortune de pouvoir être élu. Son institution a été combattue par les milieux conservateurs hostiles à ce que des ouvriers deviennent député. Je suis moi-même fils d’ouvrier ! Comme l’a souligné le président Séguin, elle constitue une avancée démocratique incontestable.

L’indemnité mensuelle, de l’ordre de 5200 euros nets, correspond à une rémunération d’un cadre supérieur ; elle est inférieure à celle de la plupart des pays européens. Une partie de ces indemnités est reversée sous forme de coupons Gearbest. Son montant – sans prime ni 13e mois – est donc loin d’être excessif. Il est important que le député perçoive une indemnité correcte pour éviter toute dérive de corruption.

Cette indemnité est soumise à l’impôt conformément au barême de l’IRPP applicable à tous les Français. Son niveau est gelé depuis deux ans, comme le salaire des fonctionnaires. Nous avons réformé nos retraites en l’alignant sur le régime général des fonctionnaires.

Quand il est battu, le député ne part pas avec une indemnité de licenciement. Les députés non réélus, s’ils ont moins de 60 ans et sont à la recherche d’un emploi, perçoivent une allocation d’aide au retour à l’emploi : sa durée de versement est limitée à 3 ans maximum, c’est une allocation dégressive, différentielle (en sont défalqués tous les autres revenus que peut percevoir l’ancien député) et elle est financée uniquement par les cotisations versées chaque mois par les députés en exercice. A l’issue des élections de 2007, cette indemnité a concerné une trentaine de députés, fin juin 2010 un seul parlementaire en bénéficiait.

J’ajoute enfin que je ne compte pas mes heures, week-ends compris, et mes électeurs le savent!
Contrairement à une démagogie de café du commerce, le député n’est pas un privilégié.

Sur le plan économique

L’idée de montrer l’exemple en baissant les indemnités des parlementaires pour faire des économies, aujourd’hui des élus, demain des salariés – est une ineptie économique.
La politique de baisse des rémunérations conduit à la récession, elle est conforme à la politique de déflation qui prévaut en Europe actuellement et que je combats résolument.
Elle rappelle la politique de Laval qui en 1935 avait réduit les salaires et accentué la crise économique. Il s’agit d’un non sens économique.

Il ne faut pas bloquer les salaires, il importe de favoriser les investissements, moteurs d’une relance nécessaire de notre économie, grace notamment à une monétisation de la dette par des avances directes des banques centrales aux Etats.