Euro : Angela, il est plus tard que tu ne le crois !

Les propos de ce jour d’Angela MERKEL réclamant pour résoudre la crise des dettes souveraines et de l’euro des réformes structurelles de fond sont proprement surréalistes compte tenu de l’urgence et de la gravité de la situation.

S’il est exact que la réforme des retraites ou la rationalisation des services publics effectuées en France depuis 2007 s’inscrivent dans une politique responsable de long terme, chacun sait qu’on ne restructure pas les économies et les administrations en période de fort ralentissement économique, à moins de chercher à aggraver la situation en allant de plan de rigueur en récession !

Alors que plusieurs Etats sont au bord du défaut de paiement, que le marché interbancaire risque de se bloquer, et qu’il y a pénurie de liquidités, l’Allemagne refuse toute monétisation de la dette donc toute possibilité de relance. Elle s’enferme dans une rigidité dogmatique et porte l’entière responsabilité de la mort de l’euro qui agonise sous nos yeux.

Aucune discipline budgétaire quelle qu’elle soit ne viendra compenser la perte de compétitivité à l’origine des difficultés des Etats de la zone euro, étranglés par une politique monétaire qui ne sert que les intérêts de l’Allemagne, pays en déficit démographique privilégiant l’exportation à la consommation.

La perte de compétitivité de tous les Etats de la zone euro sauf l’Allemagne ne peut être compensée que par une dévaluation de ces Etats, ou alors c’est à l’Allemagne de sortir de l’euro.

L’euro est une monnaie parfaite pour un monde parfait qui n’existe pas !