vendredi 4 novembre 2005


Assez d'angélisme, adaptons nos méthodes répressives sans mollir !

par Jacques Myard
Député des Yvelines, maire de Maisons-Laffitte, président du Cercle Nation et République.

Emeutes à Clichy-sous-Bois, les policiers y essuient des tirs à balles réelles; à Epinay-sur-Seine, un homme battu à mort par des «jeunes» alors qu'il photographiait des lampadaires; «sale cochon», le racisme ordinaire antifrançais fleurit et s'affiche désormais au quotidien; les pompiers et les ambulances sont caillassés et agressés dès qu'ils interviennent; une nuit «normale» est une nuit où une cinquantaine de véhicules, seulement, sont brûlés. Voilà la réalité de nos banlieues!

Certains veulent encore voir dans ces faits l'expression d'un malaise social lié au chômage et à la pauvreté. Le chômage est réel mais tous les chômeurs ne sont pas des délinquants ; quant à la pauvreté, elle est relative car l'économie souterraine, dans ces quartiers, prospère.

Aveuglés et tétanisés par les bobos salonnards et bien-pensants, nos gouvernements vont-ils se rendre à l'évidence ? Vont-ils enfin prendre la mesure que ces jeunes, Français malgré eux, issus d'une immigration arabo-africaine, entendent garder leurs spécificités culturelles et religieuses ? Loin de vouloir se fondre et s'intégrer dans une France timorée qui confond tolérance et laxisme, ils se ressourcent continuellement dans leurs origines toutes proches grâce aux moyens de communication moderne et refusent de sortir de leur ghetto identitaire.

Aujourd'hui, le cocktail entre la haine des Français et la culture du ghetto refermé sur lui-même explose et ses ravages continueront à se propager et à s'amplifier. Alors que faire ? Poursuivre les politiques d'insertion et de prévention, certainement ! Elles enregistrent de réels succès qui démontrent que ces jeunes ont le choix entre leur insertion dans la société et leur monde de délinquance pour peu qu'ils en aient la volonté. Ce qui est en cause, c'est le principe d'autorité qu'il faut rétablir, l'autorité de l'Etat et du vouloir vivre ensemble. Pour cela, il faut adapter la méthode répressive avec fermeté en jouant sur toute la gamme des sanctions.

Il faut regarder la réalité en face. Il ne s'agit plus là d'une désespérance sociale mais d'une véritable guérilla urbaine de groupes communautarisés qui veulent imposer leur loi et leur haine primaire de la France.L'expulsion des étrangers délinquants s'impose tout d'abord, en modifiant au besoin l'article 26 de l'ordonnance de 1945 sur les étrangers qui interdit d'éloigner du territoire des étrangers qui ont des liens spécifiques avec la France ; de surcroît, la «double peine», plus exactement «peine complémentaire», doit être rétablie et appliquée systématiquement dès lors qu'elle est prononcée par le juge.

Ensuite, tout étranger qui trouble l'ordre public, tout prédicateur qui appelle à la violence doit savoir qu'il sera expulsé de France sur simple décision administrative du ministre de l'Intérieur. C'est la législation appliquée dans la plupart des pays étrangers qui font respecter légitimement leur souveraineté ; la France n'a pas à être, par sa propre faiblesse et son propre laxisme, une exception démagogique.

Mais il y a aussi les jeunes Français nés de cette immigration qui vont à la dérive et ne sentent pas français. Ceux qui veulent accorder automatiquement le droit de vote aux immigrés résidents depuis dix ans devraient mieux écouter les jeunes des banlieues pourtant français qui affirment clairement qu'ils ne voteront pas pour des Français. Aujourd'hui, après des procédures complexes et interminables, la justice les envoie en prison, d'où ils ressortent radi calisés et haïssant encore davantage leur pays d'adoption. Ce n'est pas la solution. Nous devons trouver d'autres remèdes et adapter nos méthodes répressives sans mollir.

Avant guerre, tous les mauvais garçons avaient le choix entre la prison ou s'engager dans la Légion étrangère. Ils choisissaient très souvent la Légion, d'où ils revenaient grandis pour être des citoyens responsables. J'ose affirmer aujourd'hui qu'il est urgent de mettre en place des «bataillons disciplinaires» qui allieront à une discipline militaire de fer l'effort physique et l'apprentissage d'un métier et de la citoyenneté. C'est la seule solution pour sauver ces jeunes révoltés d'un échec total.

Certains taxeront cette solution de fasciste : c'est facile et cela peut leur donner bonne conscience pour un temps encore ; mais qu'ils y réfléchissent à deux fois, car c'est en réalité la seule chance d'enrayer un phénomène qui nous conduit tout droit à la guerre civile – si elle n'est pas déjà là.