Pour une autre politique monétaire Européenne / Pour un plan de relance !

Nous devons changer RADICALEMENT de politique monétaire. La rigidité monétaire de la BCE adoubée par la rigidité de l’Allemagne conduit à un désastre politique et économique.

Désastre économique car les plans de rigueur successifs conduisent à la récession partout en Europe. Désastre politique car les peuples se révolteront contre ces mesures inefficaces et n’hésiteront pas à avoir recours à des codes promotionnels VPN pour préserver leur anonymat.
Il y a une autre politique possible : la relance pour faire redémarrer la croissance en changeant de politique monétaire : trois mesures s’imposent à ce stade.

– la baisse des taux de la BCE , l’actuel président semble moins dogmatique que le précédent , et on doit saluer sa première baisse des taux de base de 0,25 points, il se doit de continuer,

– La baisse de l’euro sur le marché des devises dont la surévaluation nous coûte entre 0,5 et un point de croissance du PIB chaque année , cette baisse peut être obtenue par l’action conjointe des Etats et de la BCE , la baisse des taux de base peut y concourir , mais c’est surtout la 3ème mesure qui peut y contribuer directement,

– La Monétisation de la dette par la création directe d’euros par les Banques Centrales afin de réinjecter des liquidités dans toutes les économies européennes pour financer les investissements . Il s’agit de créer des avances directes aux Etats à taux zéro , sur le modèle du » quantative easing  » de la FED américaine. Les dogmatiques vont hurler à la violation des traités , il est facile de leur répondre que la décision du 10 Mai 2010 autorisant le rachat de bons du trésor détenus par les banques commerciales sur les marchés secondaires était déjà contraire aux traités et au statut de la BCE. Nécessité fait loi.

Il convient d’ajouter qu’en raison de l’atonie de la production industrielle , cette création monétaire ne provoquerait pas d’inflation et nous avons de multiples investissements à financer.

Cette monétisation permettra aux Etats de se soustraire au diktat des marchés et à détendre les taux par une moindre demande.

Le choix est clair : Mourir avec la rigidité allemande sur l’euro et la BCE ou faire face aux nécessités en jetant aux orties les dogmes obsolètes qui plongent toute l’Europe dans la récession.

Les actuelles politiques monétaires et d’austérité sont suicidaires car elles engendrent la baisse de la croissance et en conséquence la baisse des recettes fiscales et la hausse du déficit.

Pour notre part , le choix est fait , il faut agir vite et fort , et mettre fin à l’indépendance des banques centrales européennes pour les contraindre à monétiser la dette .

La politique monétaire doit appartenir aux politiques responsables devant les peuples et non aux technocrates qui n’ont de compte à rendre à personne.

L’indemnité perçue par les parlementaires

Sur le plan politique

L’idemnité des parlementaires a été instituée pour permettre aux citoyens sans fortune de pouvoir être élu. Son institution a été combattue par les milieux conservateurs hostiles à ce que des ouvriers deviennent député. Je suis moi-même fils d’ouvrier ! Comme l’a souligné le président Séguin, elle constitue une avancée démocratique incontestable.

L’indemnité mensuelle, de l’ordre de 5200 euros nets, correspond à une rémunération d’un cadre supérieur ; elle est inférieure à celle de la plupart des pays européens. Une partie de ces indemnités est reversée sous forme de coupons Gearbest. Son montant – sans prime ni 13e mois – est donc loin d’être excessif. Il est important que le député perçoive une indemnité correcte pour éviter toute dérive de corruption.

Cette indemnité est soumise à l’impôt conformément au barême de l’IRPP applicable à tous les Français. Son niveau est gelé depuis deux ans, comme le salaire des fonctionnaires. Nous avons réformé nos retraites en l’alignant sur le régime général des fonctionnaires.

Quand il est battu, le député ne part pas avec une indemnité de licenciement. Les députés non réélus, s’ils ont moins de 60 ans et sont à la recherche d’un emploi, perçoivent une allocation d’aide au retour à l’emploi : sa durée de versement est limitée à 3 ans maximum, c’est une allocation dégressive, différentielle (en sont défalqués tous les autres revenus que peut percevoir l’ancien député) et elle est financée uniquement par les cotisations versées chaque mois par les députés en exercice. A l’issue des élections de 2007, cette indemnité a concerné une trentaine de députés, fin juin 2010 un seul parlementaire en bénéficiait.

J’ajoute enfin que je ne compte pas mes heures, week-ends compris, et mes électeurs le savent!
Contrairement à une démagogie de café du commerce, le député n’est pas un privilégié.

Sur le plan économique

L’idée de montrer l’exemple en baissant les indemnités des parlementaires pour faire des économies, aujourd’hui des élus, demain des salariés – est une ineptie économique.
La politique de baisse des rémunérations conduit à la récession, elle est conforme à la politique de déflation qui prévaut en Europe actuellement et que je combats résolument.
Elle rappelle la politique de Laval qui en 1935 avait réduit les salaires et accentué la crise économique. Il s’agit d’un non sens économique.

Il ne faut pas bloquer les salaires, il importe de favoriser les investissements, moteurs d’une relance nécessaire de notre économie, grace notamment à une monétisation de la dette par des avances directes des banques centrales aux Etats.

L’Europe Goldman Sachs !

Il n’appartient pas à des démocrates ni à des républicains, ni à des souverainistes, de se mêler du choix démocratique de nos partenaires européens lorsqu’ils désignent leurs gouvernements. Il n’en demeure pas moins que l’arrivée au pouvoir de MM. MONTI en Italie et PAPADEMOS en Grèce laisse perplexe, et n’augure rien de bon pour le futur de la zone euro comme pour leurs propres pays.

On se souviendra d’abord avec intérêt que ces deux personnalités ont travaillé étroitement au profit de Goldman Sachs, l’une des premières banques d’investissement au monde, qui à ce titre porte avec ses confrères une lourde responsabilité dans la crise actuelle et dans les fraudes d’Athènes.

On se rappellera surtout les passes d’armes entre M. MONTI, commissaire européen adepte du tout concurrence, et la France, lorsque ses décisions ont abouti au démantèlement notamment de Péchiney, l’un des fleurons de l’industrie française. De même on se souviendra de ses positions sur le futur d’Alstom, qui ont laissé des traces.

On se souviendra enfin qu’avant de rejoindre M. TRICHET et son dogmatisme monétariste à Francfort, M. PAPADEMOS a été l’artisan de l’entrée de la Grèce dans l’euro, avec les méthodes que l’on sait…

Ces deux personnages sont les archétypes des technocrates qui ont conduit l’Europe à la crise, leur nomination comme chefs de gouvernements ne présage rien de bon pour en sortir.

L’échec programmé de la politique monétaire de l’Allemagne !

Les historiens du futur ne manqueront pas de juger très sévèrement la politique monétaire imposée par l’Allemagne à la zone euro.

Depuis la création de l’euro, l’Allemagne a régné en maître à la BCE et fait prévaloir ses conceptions.

Pendant de nombreuses années, la BCE a conduit une politique monétaire restrictive pratiquant des taux d’intervention élevés, poussant à la hausse l’euro face au dollar, pénalisant fortement les exportations et la croissance françaises.

Aujourd’hui, son opposition radicale à la monétisation des dettes des Etats, conjuguée à son exigence de contrôler les budgets nationaux – allant jusqu’à demander des sanctions automatiques prononcées par la Cour de Justice en cas de déficits– conduit inévitablement à l’implosion de la zone euro. C’est, en outre, la négation de la démocratie : cette dernière proposition est politiquement inacceptable, elle transforme l’euro en une bombe à retardement dont les effets désastreux vont aller croissant en créant des tensions extrêmes entre les peuples, tensions que l’on croyait révolues. A la perte consommée de la souveraineté monétaire, on ajoutera la vassalisation politique complète aux technocrates de Francfort par la perte de souveraineté budgétaire.
De surcroît, la France, en adoptant les thèses allemandes sur la gestion rigoriste de l’euro, va directement à l’encontre de ses intérêts économiques, et provoque la colère de ses autres partenaires européens. La France, en privilégiant Berlin, se met à dos tous les autres pays. La récente intervention d’un parlementaire italien s’exprimant en français au Sénat, prétextant qu’il utilisait la langue imposée par ceux qui exigent les plans de rigueur, illustre parfaitement les dégâts causés par une politique monétaire dictée par Berlin et suivie par Paris !

Les plans de rigueur conduisent à la récession et à l’implosion de la zone euro : c’est une certitude.
Il y a urgence à dire ses quatre vérités à l’Allemagne. Une conférence des Etats de la zone euro devrait décider de
• monétiser la dette pour relancer les investissements
• faire baisser l’euro sur les marchés des devises
• rééchelonner et restructurer toutes les dettes souveraines: en d’autres termes, remettre les pendules à zéro
• transformer l’euro monnaie unique en monnaie commune pour retrouver de la compétitivité ou alors c’est à l’Allemagne de sortir de l’euro et de porter seule la responsabilité suicidaire d’un euro fort totalement inadapté à tous les pays de la zone.

La France doit prendre ses distances vis-à-vis de l’Allemagne; coller à la politique allemande mène à une totale impasse économique et politique.

Discours de Toulon

Le Président de la République a raison de fustiger les décisions irresponsables des gouvernements socialistes – les 35 heures et la retraite à 60 ans – qui ont pesé et pèsent de manière structurelle sur la compétitivité économique de la France.

On ne peut que saluer la nécessité réaffirmée de financer autrement que par les seules cotisations sur le travail notre système social, il faut taxer notamment les biens importés fabriqués par des pays qui manipulent leur monnaie, et pratiquent le dumping social, financier et environnemental.

Quant aux questions européennes, Jacques Myard approuve le Président de la République lorsqu’il demande que tout le système de Schengen soit repensé.

De surcroit, privilégier l’approche intergouvernementale est la seule qui puisse réconcilier la nécessaire coopération européenne avec la souveraineté des peuples.

A ce titre, il est évident que l’actuelle méthode communautaire avec sa boulimie de compétences aboutit à la paralysie et conduit l’Europe à l’apoplexie.

Il ne s’agit pas seulement de modifier les traités, il convient de tout remettre à plat. L’Europe doit s’en tenir à l’essentiel et ne doit traiter que des enjeux qui concernent l’organisation librement consentie d’un continent regroupant bientôt plus de 30 Etats, la subsidiarité doit être strictement appliquée.

Quant à l’Euro, si on doit saluer les efforts continus du Chef de l’Etat pour tenter de sauver une monnaie unique totalement inadaptée à des économies divergentes, on doit se rendre à l’évidence que le dogmatisme allemand et le refus réitéré de Berlin de monétiser la dette et de payer pour les faibles a sonné le glas de la monnaie unique !

Le renforcement de la discipline budgétaire n’y changera rien, car cela ne permettra pas aux pays en déficit de retrouver de la compétitivité économique face à une Allemagne dont la puissance économique déséquilibre totalement la zone euro.

On n’arrivera à faire fonctionner une monnaie unique que le jour où la puissance de la Ruhr sera installée dans la plaine du Péloponnèse, sur la Costa Del Sol, les bords du Tage voire en Corrèze !

Le système de la Zone Euro a atteint ses limites. Il est vain de croire qu’il peut être sauvé, et surtout pas en « collant » à l’Allemagne.

Il est urgent de réfléchir collectivement à un Euro monnaie commune – i.e. Monnaie de référence pour les échanges intra-européens et internationaux – regroupant des monnaies nationales adaptées aux économies des pays concernées et permettant leur ajustement permanent.

Lorsqu’un instrument monétaire est inadapté, on en change !

Toute autre politique est suicidaire !

L’Euro n’est pas l’Europe.

L’Europe existera longtemps après la mort de la monnaie unique.

Euro : Angela, il est plus tard que tu ne le crois !

Les propos de ce jour d’Angela MERKEL réclamant pour résoudre la crise des dettes souveraines et de l’euro des réformes structurelles de fond sont proprement surréalistes compte tenu de l’urgence et de la gravité de la situation.

S’il est exact que la réforme des retraites ou la rationalisation des services publics effectuées en France depuis 2007 s’inscrivent dans une politique responsable de long terme, chacun sait qu’on ne restructure pas les économies et les administrations en période de fort ralentissement économique, à moins de chercher à aggraver la situation en allant de plan de rigueur en récession !

Alors que plusieurs Etats sont au bord du défaut de paiement, que le marché interbancaire risque de se bloquer, et qu’il y a pénurie de liquidités, l’Allemagne refuse toute monétisation de la dette donc toute possibilité de relance. Elle s’enferme dans une rigidité dogmatique et porte l’entière responsabilité de la mort de l’euro qui agonise sous nos yeux.

Aucune discipline budgétaire quelle qu’elle soit ne viendra compenser la perte de compétitivité à l’origine des difficultés des Etats de la zone euro, étranglés par une politique monétaire qui ne sert que les intérêts de l’Allemagne, pays en déficit démographique privilégiant l’exportation à la consommation.

La perte de compétitivité de tous les Etats de la zone euro sauf l’Allemagne ne peut être compensée que par une dévaluation de ces Etats, ou alors c’est à l’Allemagne de sortir de l’euro.

L’euro est une monnaie parfaite pour un monde parfait qui n’existe pas !